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27.02.2006

On fait les présentations? n°2

Voyant que Maman Chérie avait obtenu nombre de suffrages et avait même
(soulevé quelques queues)
chamboulé quelques coeurs, je me suis dit qu'on était sur la bonne voie. On va donc enchaîner sur le n°2.

N°2, l'irremplaçable, l'impayable (sauf en nature, avis à celles que ça intéresse; c'est pas que je sois pressée de me débarrasser de Laura, mais si), Eric, mon Délicat Frangin.

Eric, mon Délicat Frangin est beau comme un dieu (mais je suis pas objective, c'est mon frère) et con comme une bite (mais je suis pas obj... euh, si, pour le coup). A vrai dire, j'exagère un peu, y a quand même des fois où il remonte un peu le niveau. Comme cette fois où il a eu la bonne idée de m'appeler avant de se balancer par la fenêtre. Mais je tiens à insister sur le fait que le niveau n'a été remonté que de peu ce jour-là, parce que quitte à me gâcher le moral avec ses idées suicidaires, il aurait au moins pu m'appeler à une heure plus décente. A croire qu'on ne peut se foutre en l'air qu'aux heures de pointe ou à quatre heures du matin.

Eric, mon Délicat Frangin, n'a pas hérité de son surnom sans raisons. Le délicat de la famille, c'était lui. C'était lui qu'il fallait protéger à tout prix, lui le plus fragile. Moi, quand je déprimais, on pensait que je voulais juste me faire remarquer. Honnêtement, c'était un peu vrai. N'empêche que ça marchait pas. Mais je lui en veux pas. C'est impossible de lui en vouloir. Je l'ai un peu envié, c'est vrai, je l'envie encore des fois; c'est dur de pas envier quelqu'un que tout le monde aime au premier regard. En fait, j'en veux à personne: Papa Adoré est mort depuis des années (en fait, c'est à cause de sa mort qu'Eric a essayé d'embrasser le bitume) et Maman Chérie, si je vous ai bien décrit le personnage, vous avez dû comprendre que j'ai à la fois trop de griefs à son égard, et qu'en même temps je suis incapable de lui en vouloir très longtemps, à elle aussi.

Mais bref. Eric se veut torturé (alors qu'il est l'un des types les plus équilibrés que je connaisse, et sa Laura d'Amûûr n'a rien à voir là-dedans), et moi, je fais la béquille et ça me va très bien. D'ailleurs, si j'aime pas Laura, dans le fond, c'est parce qu'elle m'a piqué mon rôle. Déjà quand elle était que sa psy, je l'aimais pas. A quoi vous servez, quand les psy viennent vous démettre de vos fonctions de mouchoir? Enfin, si à lui ça lui va, je suppose que je dois fermer ma gueule. Je devrais profiter de mon repos, je récupérerais mon rôle bien assez tôt.

Si les termes de Délicat Frangin sont ceux auxquels je l'associe, c'est qu'Eric a pour caractéristique première d'être un grossier personnage, obscène, moqueur et je-m'enfoutiste. Tous les bons gènes de sa maman. D'ailleurs, quand ils s'y mettent tous les deux, c'est dur de les départager. Faut quand même savoir qu'à l'époque où il était encore dans son école d'architecture, une fois, il a gerbé sur les pieds d'un de ses profs. Et ce qu'il lui a dit, pour s'excuser, c'est qu'il était désolé, mais qu'il avait une gastro et qu'il pensait avoir le temps d'aller jusqu'à la poubelle. Et le pire, c'est que c'était vrai, pas un seul instant il avait pensé à mal, c'était un prof qu'il aimait bien. N'empêche que le lendemain, on l'a foutu dehors. Et il en parle toujours comme d'une profonde injustice: "depuis quand on vire les gens, juste parce qu'ils sont malades?". Mon Délicat Frangin m'a également fait remarquer, un jour, à l'époque où j'étais en surpoids: "bah putain, si tu compenses l'absence de sexe par la bouffe, tu dois être une sacrée nympho, ma cochonne!". Ca, c'était à l'époque où il tentait la fac de psycho. Eric a bien dû passer dix ans à la fac sans obtenir un seul diplôme; quand il se faisait chier, il changeait de cursus. Je crois qu'il pourrait être dans le guiness des records, catégorie "formations mutiples et inachevées".

Eric, mon Délicat Frangin, est donc grossier, fainéant, égocentrique, menteur, vulgaire, scabreux, en bref, l'homme idéal. Mais ça, c'était jusqu'à ce qu'il rencontre Laura. Bon, évidemment, quand elle est pas là, on constate qu'il a pas vraiment changé, mais dès qu'elle pointe le bout de ses tétons, il devient sérieux, parle avec intérêt de son nouveau boulot (déniché grâce à elle), s'extasie sur son bon goût (elle lui a refait toute sa garde robe: du gris, du gris, et que du gris, avec un peu de marron par-ci, par-là), ses talents culinaires (c'est vrai que la dernière fois qu'on a bouffé chez eux, le rôti était à peine calciné) et j'en passe. On dirait un petit toutou bavant aux pieds de sa maîtresse. Pire que ça, on dirait un mec ordinaire. Le plus surprenant, c'est que ça a l'air de le rendre heureux. Déjà deux ans que ça dure... y'aurait pas un volontaire pour trousser une petite psy propre sur elle, juste pour écailler un peu sa carapace de perfection? Puis pour savoir aussi si elle est aussi bonne au pieu que l'imagine Maman Chérie; parce qu'à la voir avec son noyau d'olive dans le cul, on a du mal à imaginer qu'elle sache faire autre chose que la planche.

21:50 Publié dans On fait les présentations? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

24.02.2006

On fait les présentations? n°1

Je me suis dit que vous me connaissiez pas beaucoup. Enfin, je pourrais te tutoyer, toi l'unique lecteur de ce blog, mais le vous, ça fait plus important. Alors j'ai pensé que je pourrais vous présenter les quelques pékins de mon entourage. Et comme dans l'ensemble, ils sont plus barges les uns que les autres, j'ai même eu l'audace de penser que ça pourrait t'intéresser, t'imagines un peu?

Alors, n°1, la seule, l'unique, Maman Chérie.

Maman Chérie est fan de JPP, non, pas le fouteux oublié, mais le présentateur télé au nom d'anisette qui fait mouiller sa culotte à la ménagère de plus de cinquante ans. Maman Chérie regarde son journal tous les jours. A l'époque où ça allait mal entre Jean-Pierre Ricard et sa Nathalie marquée, elle lui a écrit trois fois par semaine. Croyez-le ou non, le rustre ne lui a jamais répondu. Et comme l'infâme s'est remis avec sa femme, Maman Chérie dit qu'elle boycotte. Mais je sais que si je l'appelle entre treize heures et quinze heures (oui, parce qu'après elle enchaîne sur les Boeufs de Labour) je vais la surprendre en plein parjure.

Maman Chérie a eu cinquante-et-un an il y a trois jours, et Eric, mon délicat frangin, lui a offert un godemichet. Parce que Maman Chérie est une allumée du cul. Maman Chérie me surprend tous les jours. Entre mes seize et mes dix-huit ans, après qu'elle a divorcé de (maintenant feu) Papa Adoré, Maman Chérie essayait de me faire croire que les divers messieurs que je trouvais dans la cuisine au réveil (souvent plus proches de mon âge que du sien) avaient une bonne raison d'y être. Et j'avais beau lui opposer qu'on ne répare pas un lave-vaisselle en slip, elle ne démordait jamais. Maman Chérie est opinâtre.

L'an dernier, Eric a nous a invitées, Maman Chérie et moi à dîner chez lui. Il voulait présenter à Maman Chérie sa petite amie avec qui il était depuis plus de six mois. Un record depuis longtemps. Pendant le repas, Maman Chérie a fait remarquer à Eric qu'elle était vraiment heureuse qu'il ait arrêté sa thérapie. "Cette bonne femme se fichait de toi, la preuve, tu n'as jamais été aussi bien que depuis que tu as arrêté de la consulter". Moi, j'ai même pas eu le temps de lui donner un coup de pied pour la faire taire. Laura, la copine d'Eric, s'est levé d'un bond et a foudroyé Maman Chérie du regard avant de quitter la table. Alors Eric furieux a expliqué le plus calmement possible à Maman Chérie que s'il ne suivait plus sa thérapie, c'est parce qu'il était tombé amoureux de sa psy et que c'était réciproque. Ils avaient préféré se lancer dans un autre type de relation, c'est ce qu'il a dit. Alors Maman Chérie a enfourné un morceau de gigot avant de rétorquer: "Eh bien, si vous êtes ensemble depuis tout ce temps, c'est qu'elle est meilleure au lit que dans son cabinet, c'est toujours ça de pris". Maman Chérie n'a pas son pareil pour mettre les pieds dans le plat. Mais heureusement pour elle, Maman Chérie est sans gêne.

J'aurais encore des tonnes d'exemples. Maman chérie est envahissante, Maman Chérie est égocentrique, Maman Chérie est plus délurée que je l'ai jamais été. Mais même si Maman Chérie n'écoute rien mieux que le son de sa propre voix, personne mieux qu'elle ne sait me redonner le sourire. Maman Chérie est un monument. Elle est le genre de personnes qui pourrait faire s'écrouler le monde. Ou le redresser juste en claquant des doigts. Maman Chérie est unique. Et c'est tant mieux. Parce que deux comme elles, c'est des coups à vous faire une guerre mondiale. Maman Chérie est géniale: Maman Chérie est catastrophique. Maman Chérie est spécialiste en ce qui concerne toutes ces petites choses qui peuvent aussi bien vous gâcher la vie que vous l'illuminer pour la journée, selon ce qu'elle choisit. Maman Chérie n'aime pas Laura, qu'elle trouve trop susceptible. Je ne l'aime pas trop non plus, même si moi, je me tais. Mais quand Laura, sur conseil d'Eric, lui a offert un livre sur le sexe tantrique et que Maman Chérie a juste répondu "Oh, comme c'est gentil! ... si seulement je ne l'avais pas déjà", moi, je souriais jusqu'aux oreilles.

19:35 Publié dans On fait les présentations? | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note

19.02.2006

Histoire comme ça

J'écoute le dernier album de Louise Attaque, et je sais pas quoi écrire. Ca commence assez mal, c'est ma huitième note et j'ai déjà plus rien à dire. J'ai vu Sophie vendredi soir, et comme pas mal d'entre vous la connaissent, je vais vous raconter la soirée. Enfin, ce qui peut valoir le coup d'être raconté. Premier tri. Et dans ce qui reste, ce qui peut être raconté sans crainte. Deuxième tri. Restent deux lignes. Bon, on va étoffer un peu.

Elle a débarqué à l'appart en rentrant du théâtre (elle était allée voir La tragique Histoire de Paillasse à Sylvia Monfort avec ses parents). Citations: "C'était énorme, quoi" ; "attends, mais ce qui était carrément génial, c'est que... " ; "en plus, il y en avait il était trop fort, il disait pas un mot, mais il était là, tu vois, il avait une putain de présence, c'était énorme!". Je crois qu'elle a aimé.

Sur quoi est apparu Nico précédé du bruit de la chasse d'eau et suivi d'un léger : "putain on peut pas chier tranquille, quand t'es là! tu jactes toujours aussi fort, comment ça va?" Désolée si j'ai mal choisi la poncutation. Réponse de Sophie, une allusion à l'intérieur pourri de Nico et du déo dont il avait oublié de se servir, mais j'ai pas retenu la phrase exacte. A la suite de quoi ils se sont battus avec les coussins du canapé pendant que je faisais du café en cuisine. D'ailleurs j'ai failli renverser les tasses au retour en évitant le coussin que Nico me lançait. J'ai dû menacer de la foutre dehors pour qu'il se calment. C'était un peu dégueulasse, parce que c'est Nico qui m'avait lancé le coussin, mais bon, lui il habite là, je peux pas le jeter de chez lui.

Sophie m'a raconté ses vacances, je lui ai raconté mon énième entretien raté, en même temps, cette fois c'était un peu de ma faute. Le type avait une gueule qui me revenait pas et j'étais de mauvaise humeur. En plus, il devait avoir un oeil de verre ou un truc comme ça, ce qui fait qu'il avait un oeil sur mes nibards et l'autre dans le vague. Alors quand il m'a demandé quelles étaient mes motivations, je lui ai dit que j'avais besoin de thunes et que ce boulot avait l'air de bien payer par rapport au peu d'efforts qu'il demandait. Et quand il m'a parlé de mes qualifications et des raisons qu'il aurait de m'embaucher moi, plutôt qu'une autre, je lui ai dit que mon décolleté semblait avoir convaincu son oeil gauche, même si j'aurais pas juré du droit. Il s'est vexé et il m'a quasiment foutue dehors. Et Sophie a failli recracher son café quand je lui ai raconté.

Nico était sorti chercher des bières à la supérette du coin. On a picolé comme des trous, on s'est engueulé successivement avec les voisins du dessous et ceux du dessus, Sophie a manqué tuer un chat quand sa bouteille est tombée par la fenêtre. Mais quand on pense qu'elle a failli tomber avec sa bouteille, ça aurait pu être pire. Nico est sorti récupérer le coussin à l'origine du désastre. Ledit coussin est toujours dans l'évier de la cuisine, il attend d'être lavé. Il était tombé dans la flaque de bière. Mais quand on pense qu'il y avait une crotte de chien à 50 centimètres, là encore, ça aurait pu être pire.

Hier matin, quand je me suis levée, donc vers 13h, Sophie était déjà partie et Nico était en train de ranger. En allant dans la chambre d'amis, j'ai dit à Nico : "putain, elle est bien cette môme, elle a refait le lit". Mais Nico a démenti, il s'était levé le premier, elle avait pas dormi dans la chambre d'amis. On a pensé qu'elle avait dû se rabattre sur le canapé, par flemme d'aller jusqu'à la chambre, cinq mètres plus loin. Mais c'est quand j'ai voulu prendre un bain que j'ai eu la réponse. Il y avait des cheveux à elle dans la baignoire. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m'a dit : "ben au moment de dormir, j'étais pas terrible, la tête qui tourne, et tout, et tout, alors je me suis dit que ce serait plus prudent de rester à proximité des chiottes..."

17:13 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

15.02.2006

Les joies de la cohabitation (volume deux)

"Putain, Nico, tu fais chier t'as encore laissé traîner un tube de peinture en plein milieu du chemin!
- C'est lequel?
- Le rouge!
- Cool, justement j'en ai besoin! tu veux bien me l'amener, s'teuplé?
- Non, je veux pas! Je veux que tu prennes une éponge et que tu rappliques!
- Tu fais chier, je suis occupé! Pourquoi?
- Parce que j'ai marché dessus et qu'y en a plein le mur, ducon!
- Désolé!
- Tu peux! Alors, tu viens?"

17:30 Publié dans Philosophie dans le couloir | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

11.02.2006

Les joies de la cohabitation

" Nico! y'a plus de P.Q!
- Si! Dans la cuisine!
- Ah. Et qu'est-ce qu'il fout dans la cuisine, le P.Q?
- Ben, j'avais besoin de me moucher et on a plus de kleenex!
- Ah. Et pourquoi spécialement dans la cuisine?
- Ben, j'étais en train de faire la bouffe!
- Et tu pouvais pas utiliser du sopalin?
- T'es folle ou quoi? ça irrite le nez, le sopalin! Je tiens pas avoir une patate au milieu de la figure!
- Ok. Donc tu m'en voudras pas si je me torche avec ton gant de toilette!
- Attends, je te ramène le P.Q!"

11:20 Publié dans Philosophie dans le couloir | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

09.02.2006

Vous avez un nouveau message

A tout hasard, j'étais allée voir ma boite email. Des fois que les admirateurs secrets pullulent. J'avais bien un message, mais dans le dossier spam. Sûrement une connerie de pub, j'ai pensé. Genre "profitez vite de nos réductions exceptionnelles sur tout le rayon bricolage dès 300 euros d'achat!". Enfin vous voyez le topo. Ben non. Le mail que j'ai lu m'a foutue sur le cul. Le genre trop sérieux pour pas être une blague. Même si j'avais commencé à me vexer quand j'ai vu que le type introduisait par "cher monsieur". Alors à tout hasard j'ai viré les noms, mais j'aimerais bien savoir si l'un de vous a reçu le même mail ou si j'ai effectivement fait une connerie en le copiant ici. Merci.

"Cher monsieur

Permettez -moi de vous informer de mon desir de cooperer avec vous. J' ai obtenu par chance votre email a la
chambre de commerce et d'industrie international de Côte d'Ivoire aussi surprenant que cela puisse paraitre.En effet, je me nomme ******** , 22 ans, fils de feu colonel ******** , sauvagement assassine lors du coup
d'etat du 19 septembre en Cote d' Ivoire. Retenez pour votre gouverne que mon pere etait jusqu'a sa mort Aide
de camp du General Robert Guei Ex President de la Republique de Côte d'Ivoire qui fut egalement assassine ce meme jour par la milice de l'actuel President Laurent Gbagbo. Après la mort de mon père, ma mère detenait une Attestation de solde secrète et sécurisée en mon nom ici dans un Etablissement Financier d'une valeur de 8.5
millions dollars.

Et ma mère ne pouvant plus supporter le decès de mon père mourut 4 mois plus tard des suites d'une hypertension arterielle. Ainsi au chevet de son lit de malade, elle me remit tous les documents justifiant la présence de ce compte et prouvant de par là meme que j'en suis le proprietaire attitré et me conseilla sagement de me faire aider d'une personne sage et honnête afin d'ouvrir un compte fiable à l'etranger selon les recommandations de feu mon père dans lequel ces fonds doivent etre transferés. Je vous
rapelle que je suis de l'ethnie dioula, donc nordiste et que nous sommes pourchassés ici parce que considerés
comme instigateurs de cette guerre. Soit, la situation socio-politique ici est atroce. Je me suis donc rendu à la banque avec les documents afférant à ce compte et les autorites bancaires me demandent de fournir certains documents nécessaires du compte à l'etranger qui recevra l'argent afin que le transfert puisse se faire immediatement.

Votre assistance consistera à m'aider à transferer ces fonds qui vont servir dès mon arrivee chez vous à investir. Dès réception de cet argent je viendrai vous rejoindre avec ma petite soeur ****** qui est appellée à poursuivre ses études à l'etranger selon les recommandations de feu mon père. A la reception de cet argent , je vous propose une forte somme d'argent en guise de remerciements pour votre assistance doublé d'une part sur tous les revenus des investissements auxquels cet argent va servir et que vous allez m'aider à monter et à gérer.

S'il vous plait, monsieur veuillez garder la discrètion à cause des problèmes sociopolitiques que nous vivons en
ce moment .Mon père a été assassiné et "DES ESCADRONS DE LA MORT" en veulent terriblement a ma vie. Je compte sur votre bonne foi et votre honnêteté pour que cet argent soit transferé au plus tôt que possible pour que
nous arrivons là-bas ma soeur et moi. Contactez nous dès reception de ce courrier par email urgemment"


Dans le P.S, le bonhomme disait où lui et sa frangine se planquaient, alors même s'il m'a appelée monsieur et qu'il prétend s'inviter chez moi... En attendant, si vous pouviez me dire si on se fout de ma gueule ou non... c'est que j'aurais mauvaise conscience, moi, à pas lui répondre, si c'était vrai.

18:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

08.02.2006

Je me prête au jeu

Mais je te préviens, Sophie: une fois, mais pas deux!

1) Chanson que ça fait mal quand il est parti:
Travis, Re Offender. Enfin, la chanson fait mal. Et la question est mal formulée.

2) Chanson de cow-boy:
The White Stripes, It's true that we love one another.

3) Chanson pour un matin pluvieux:
Emilie Simon, Il pleut.

4) Chanson lascive :
Jevetta Steele, Calling you.

5) Chanson méprisante :
Rammstein, Amerika.

6) Chanson pour la route :
Uncommonmenfrommars, Pizzaman.

7) Chanson pour déclencher une baston:
Je cherche, mais je vois pas.

8) Chanson pour interrompre une baston:
The Verve, Bitter sweet symphony. Encore que l'idée de Sophie soit pas con.

9) Chanson pour chialer dans sa bière:
Gary Jules, Mad world.

10) Chanson politique:
Sinsemilia, La flamme.

11) Chanson pour faire danser les filles:
J'aime pas danser et le seul truc qui peut m'y pousser, ça tient moins dans un cd que dans une bouteille. Désolée.

12) Chanson de rage adolescente:
Nirvana, Smells like teen spirit.

13) Chanson agaçante:
Tatu, All the things she said.

14) Chanson décrivant un lieu:
Miossec, Brest.

18:15 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

05.02.2006

Page d'informations

Un petit oeil sur les blogs m'a permis de constater que beaucoup laissent une adresse mail où les contacter. C'est pas que j'y avais pas pensé, hein. C'est juste que bonne flemmarde au départ, je m'étais servie de celle de Nico pour ouvrir ce blog. Et puis, comme j'ai vu que la tendance était à la blague grivoise et que je tiens pas forcément à ce que des mails entreprenants arrivent dans la boîte de mon mec (quitte à le tromper autant qu'il le sache pas, hein), ben je me suis décidée.

Donc si vous avez du temps à perdre et que vous voulez m'envoyer un mail, vous pourrez le faire à l'adresse suivante: lareinemargotetc@hotmail.fr. Si vous voulez m'inviter à boire un verre, je dirai pas nécessairement non, comme on dit, à cheval donné on ne regarde pas les dents, mais j'aime autant vous annoncer que si vous voulez profiter de mon ébriété pour me sauter dessus, ça va vous coûter cher. Si vous voulez juste discuter un peu et rigoler un coup, peut-être que j'accepterai de payer ma part.

Entre autres informations inutiles, une colonne des trucs que j'écoute de temps à autre est en préparation. Sur ces propos sans grossiereté aucune, chose assez rare pour être soulignée je vous laisse, je dois préparer la popote pour la loutre flemmarde qui me sert de copain/colocataire/amant - rayer les mentions inutiles.

19:42 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

04.02.2006

Un aperçu de ma trombine?

J'ai pas de photos à vous refourguer, mais qui sait, ça viendra peut-être quand je me déciderai à rentrer dans l'ère du numérique... En attendant, j'ai retrouvé un petit croquis que Monsieur l'artiste peintre avait fait de moi, un matin au réveil. Bon, j'ai l'air d'avoir quarante-cinq ans, et d'être complètement dépressive, mais je dirais pour ma défense que personne n'est beau le matin, et qu'en plus Nico a un peu forcé sur les ombres. Enfin, pour ce que je m'en fous en fait...

La qualité de l'image est mauvaise, parce que n'ayant pas de scanner, j'ai dû la prendre en photo avec un portable. En vrai, le croquis est un peu moins moche que ça, mais bon.

Pour la petite histoire, le petit monsieur m'a croquée en deux minutes, un matin pendant que je regardais mon café tourner dans le micro-ondes.

" Alors, qu'est-ce que t'en dis?
- J'en dis que c'est le croquis le plus moche et le moins ressemblant que t'aies jamais fait.
- C'est aussi mon avis. Tiens, je te le donne, j'arriverai jamais à vendre ça.
- Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse?
- Je sais pas, roule-toi une clope avec, garde-le, jette-le, comme tu veux, maintenant il est à toi.
- Ok. Je vais peut-être l'accrocher dans les chiottes."

J'ai toujours eu la flemme d'acheter un marteau et des clous, alors le machin est resté à traîner, un coup dans le salon, un coup dans la chambre. Voilà, maintenant, je sais quoi en faire. Je vous ai prévenus, c'est mauvais, mais peut-être que si vous bossez au bar-tabac du coin, vous me reconnaîtrez, parce que c'est vrai que pour les yeux, c'est exactement ceux-là que j'ai quand je montre du doigt mon paquet de clopes sans dire un mot avant de retourner finir de me réveiller dans le canapé.

17:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

Euh... Salut!

Moi, c'est Margot. Ou la Reine Margot, comme m'appelle ma meilleure amie quand elle a envie de me faire chier un peu. Le blog, c'est pas une passion, ça m'intéresse pas plus que ça, mais j'ai une copine qui a fait du forcing, comme quoi, pour elle, c'était un cas de force majeure. Alors me voilà. Pour combien de temps, je sais pas, ni pourquoi vraiment, à part que j'en avais marre qu'elle me harcèle depuis deux jours.

Je vais peut-être commencer par me présenter un peu. J'ai vingt-cinq, je bosse pas, enfin pas officiellement. A l'occasion, je sers de modèle à mon copain, peintre et qui commence à se faire un nom. On vit ensemble, il y a des hauts, il y a des bas. Il y a ma filleule qui va avoir un an et quelques autres satellites autour de notre petite vie. Somme toute, je suis une gonzesse assez banale, mais il paraît que le blog, c'est une possibilité pour tous les messieurs et mesdames tout-le-monde de se faire connaître un chouïa, de se donner l'illusion, en lisant trois pauvres commentaires, qu'ils sont de grands écrivains. J'y crois pas vraiment, j'ai pas envie d'être connue, mais faut croire que finalement, j'ai pas grand chose de mieux à faire.

Alors voilà. J'ai vingt-cinq ans, une mère envahissante, un père au tombeau et un frangin maqué avec sa psy. Je suis marraine et ça me fait rire, quelque part. Parce que moi qui ai déjà tant de mal à m'assumer et à m'accepter, on m'a jugée à même de prendre en charge une gamine si ses parents venaient à mourir. Comme tout le monde j'ai mes petits démons, mes fantômes, mais si je vous en parlais maintenant, vous n'auriez aucune raison de de revenir. Comme tout le monde, j'ai envie de dire merde, des fois, et comme beaucoup, je finis par fermer ma gueule. Alors, presque comme tout le monde, finalement, j'ai fini par ouvrir un blog, contrainte et forcée, c'est ce que je dis, mais dans le fond, on ne m'a jamais forcée à rien.

J'attends. Je sais pas bien quoi, mais selon toute vraisemblance, je le saurai quand ça arrivera. En attendant, je vis, ou tout du moins j'essaie, je ris, sans trop avoir à me forcer, et j'espère, parce que, selon une phrase qu'adorait mon père "tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir, et toi, tout laisse à croire que tu vivras centenaire".

Alors, pourquoi pas?

12:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note